Rides du lapin

Les rides du lapin font partie des premiers signes de vieillissement qui s’installent sur le visage. Appelées également rides de sorcière ou « bunny lines » en anglais, ce sont des rides d’expression, ou rides dynamiques. Elles se forment donc suite à la contraction répétée des muscles du visage, en l’occurrence du muscle transversal ou transverse du nez (musculus nasalis en latin ) et du muscle de la lèvre supérieure. Ces muscles se contractent notamment lors des sourires et de l’expression de dégoût. Ces rides sont donc plus visibles à ces moments.
Elles forment des plis situés à la racine du nez, sur les bords latéraux et supérieurs ainsi que sur les coins internes des yeux.
Les rides du lapins sont d’abord dynamiques puis statiques du fait de la cassure de la peau.
Car avec le temps, la peau du visage va devenir de moins en moins élastique. Les plis formés vont finir par marquer les tissus cutanés, au même titre que les autres rides d’expression : les rides du front ou rides transversales, les rides du lion (entre les sourcils et sur le front), les pattes d’oie (aux coins externes des yeux).

La plupart du temps, les rides d’expression apparaissent vers la trentaine. Elles s’amplifient avec l’âge et la perte d’élasticité de la peau dans les zones sollicitées. Elles peuvent également être favorisées par des variations de poids et des facteurs liés à l’hygiène de vie (tabac, excès d’exposition au soleil ou aux rayons UV, etc.). Là où la peau est très fine et délicate, très vascularisée, et particulièrement mobile, les mimiques et mouvements des muscles provoquent un relâchement cutané par rupture des fibres élastiques.
Les années passant, les ridules deviennent des rides objectivant ainsi le vieillissement cutané.
Les rides du lapin font partie de ces signes de vieillissement mal vécus par les patients.
Des traitements existent pourtant et sont à considérer au regard de l’aspect clinique de la peau et de la demande faite par le patient.

Traitement

Le traitement des rides du lapin est assez simple et surtout très peu invasif.
Il s’agit d’injecter de la toxine botulique sur les bords latéraux et supérieurs du nez. L’objectif est de bloquer l’action des muscles qui, lorsqu’ils se contractent, forment les rides du lapin.
Le résultat est cependant temporaire. Il ne dure généralement de 3 à 6 mois.
Il est également possible d’injecter de l’acide hyaluronique dans ces rides. Cependant, cette méthode est moins pertinente pour les rides d’expression.
L’injection d’acide hyaluronique est en revanche intéressante comme traitement complémentaire à l’utilisation du botox pour pérenniser le résultat. Injecter de l’acide hyaluronique permettra ainsi de ralentir la réapparition des rides du lapin. Le produit de comblement introduit entre la peau et le muscle réduit le mouvement de la peau dû aux contractions musculaires. La peau devient plus lisse et moins soumise aux cassures provoquant les rides statiques.
Une autre solution consiste à injecter de la toxine botulique dans la partie haute du visage et/ou réaliser une rhinoplastie médicale, pour un résultat optimal.

Avec les injections, l’effet est quasi-immédiat et sans période de convalescence.
Les injections sont indiquées dès l’apparition des premières rides.

L’injection, d’acide hyaluronique et la toxine botulique

L’acide hyaluronique est un hydratant naturellement présent dans le corps. Dans notre peau, l’acide hyaluronique joue un rôle fondamental puisqu’il assure son élasticité et sa fermeté et lui procure son aspect lisse et rebondi. Mais avec l’âge, la production d’acide hyaluronique ralentit.
Dans le traitement du vieillissement, l’acide hyaluronique comble les rides et repulpe la peau alors que la toxine botulinique inhibe les muscles d’expression pour éviter les plis et donc les rides. L’acide hyaluronique, à injecter se présente sous forme de molécules agrégées les unes aux autres. Plus elles sont agrégées, plus le produit est dense. Le médecin choisira la densité et la fluidité adaptées à l’acte à réaliser. Un des avantages de l’acide hyaluronique est qu’il a une durée de vie limitée dans le temps. Donc un excès peut se résorber et donner un aspect plus naturel. Extrêmement facile à manipuler, le médecin saura trouver le bon dosage et la nature de l’injection en fonction de la situation.
Les injections de toxine botulique, « paralysent » les muscles. Cette technique n’est ni dangereuse, ni définitive.
La toxine botulique quant à elle, est appréciée des chirurgiens comme des patients car elle très peu toxique et donne un résultat modifiable puisque son action est limitée dans le temps.
À l’origine de sa découverte il y a une trentaine d’années, la toxine botulique était utilisée à des fins thérapeutiques en ophtalmologie et en neurologie, à des doses dix fois supérieures à celles utilisées en médecine esthétique. Une injection induit un affaiblissement des muscles hyperactifs, sans pour autant affecter leur fonctionnement normal. L’observation des patients traités avec de la toxine botulique depuis 30 ans a révélé une non-toxicité et les accidents restent très rares. Ses effets sont temporaires et nécessitent le plus souvent la prise d’anticoagulants.

Gestes médicaux

La toxine botulique est injectée avec une seringue, elle va se loger au niveau du nerf musculaire responsable de la contraction.

Pour un résultat optimal, il est recommandé d’effectuer un traitement global du haut du visage.
Lorsque la ride du lapin est très marquée il peut être judicieux d’associer les injections de botox à des injections d’acide hyaluronique peu réticulé pour combler directement la ride. Cela permet à la fois d’obtenir un excellent résultat au niveau esthétique et sur la durée. L’injection d’acide hyaluronique va venir combler la zone creusée dans la peau en « soulevant » la ride.
L’acte se pratique en cabinet, sans anesthésie. L’injection n’est pas douloureuse car la seringue contient un anesthésiant.
S’il y a encore quelques années les médecins esthétiques agissaient sur la ride uniquement en piquant directement dans le sillon, aujourd’hui la technique a bien évolué au profit d’un résultat plus naturel, en redonnant des points d’ancrage à différents niveaux du visage.

Pour les suites, il est recommandé d’éviter les grimaces et mimiques durant les 24 heures suivant l’acte. La séance dure environ 30 mn.
Comme après toute injection, des ecchymoses peuvent apparaître durant quelques jours. Un oedème réactionnel peut survenir durant 48 à 72h. Il correspond à l’inflammation causée par le traumatisme de l’aiguille. Le médecin utilise une canule pour éviter les douleurs mais limiter les bleus et réaliser un nappage d’acide hyaluronique homogène.

L’injection d’acide hyaluronique est contre-indiquée pour tous ces cas :
– femme enceinte ou allaitante,
– antécédents d’allergie à l’acide hyaluronique,
– infections cutanées en cours (herpès labial notamment),
– maladies auto-immunes non stabilisées depuis au moins 1 an.
NB : les anticoagulants oraux n’étant pas une contre-indication… il est déconseillé cependant de prendre de l’aspirine ou des anti-inflammatoires 7 jours avant la séance, sauf pour raison médicale

Pour de plus amples informations