Les rides de la pâte d'oie

Les rides de la patte d’oie (crow’s feet) appelées aussi « rides du sourire » se situent au coin externe de l’œil. Ce sont des plis qui partent en éventail vers les tempes.

C’est vers la trentaine, que ces premières rides commencent à apparaître. Elles s’amplifient avec l’âge et la perte d’élasticité de la peau dans cette zone. Elles peuvent également être favorisées par des variations pondérales et des facteurs liés à l’hygiène de vie (tabac, excès d’exposition au soleil ou aux rayons UV, etc.). Au niveau de cette zone, la peau est très fine et délicate, très vascularisé, et particulièrement mobile. Les mimiques et les mouvements du muscles orbiculaires provoquent un relâchement cutané par rupture des fibres élastiques.

Les années passant, les ridules deviennent des rides, atteignent la région malaire, prétemporale, ou jugale, objectivant ainsi le vieillissement cutané.

Les rides de la patte d’oie sont des signes de vieillissement souvent très mal vécus par les patients.

Des traitements existent et sont à considérer au regard de l’aspect clinique de la peau et de la demande faite par le patient. Il faut étudier attentivement toute la région orbitaire et périorbitaire, évaluer l’élasticité du tissu, le relâchement et/ou la ptôse palpébrale, considérer l’importance des rides statiques, permanentes et fixes par rapport à celle des rides dynamiques liées à l’expression.

Traitement :

La toxine botulique reste le traitement de choix de la région sus et péri-orbitaire externe.

En injection locale, la toxine botulique relaxe certains muscles du visage qui se contractent lors du sourire, des clignements et des plissements des yeux. Moins sollicitée, la peau du contour de l’oeil va peu à peu moins se plisser. 

L’injection de « Botox » dans cette région apporte souvent une amélioration spectaculaire des rides et des ridules, ne justifiant pas un autre traitement.

Les produits de comblement ne trouvent pas à ce niveau leur meilleure indication. Toutefois, ils constituent un traitement complémentaire efficace du rajeunissement de toute la zone péri-orbitaire.

L’acide hyaluronique est à privilégier au radiesse ou à la graisse.

Le comblement peut diminuer plus ou moins nettement la profondeur des rides de la patte d’oie.

Gestes médicaux

Le praticien injecte une petite quantité de botox au niveau de la patte d’oie. Le patient ne ressent quasiment aucune douleur. Le relâchement musculaire est obtenu au bout de quelques jours après l’injection et les résultats sont visibles en une seule séance dès 8 jours. Le praticien doit veiller à ne pas « paralyser ni » figer » l’expression. Il est recommandé de réitérer le geste tous les six mois environ pour pérenniser les effets car le relâchement musculaire est réversible, ni le muscle ni le nerf n’étant altérés.

Pour atténuer les rides de la patte d’oie avec de l’acide hyaluronique, le praticien soulève préalablement la ride avec l’aiguille. Il effectue des injections rétro-traçantes  d’acide hyaluronique faiblement ou non réticulé en allant de l’origine de la patte d’oie (à l’angle externe de l’œil) à la tempe.

Cette technique permet d’obtenir un aspect cutané lisse. Elle peut être complétée par l’injection de produits faiblement réticulés ou stabilisés, en nappage ou en quadrillage, autour de l’angle externe de l’œil et dans toute la région orbitaire. Un massage immédiat doux mais appuyé permet d’égaliser ou de modeler le produit injecté afin d’éviter l’apparition de micro-papules.

Il est possible de pratiquer des mini ponctures avec de l’acide hyaluronique faiblement réticulé, très superficiellement et avec de faibles quantités de produit.

Pour notamment favoriser la réhydratation de cette zone fine et fragile, des injections de revitalisation avec un acide hyaluronique stabilisé dans le derme profond, permettent d’obtenir de bons résultats.

 

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