Fanons du cou

COMMENT TRAITER LES FANONS DU COU ?

Les fanons ou « cordes platysmales » sont des plis au niveau du cou. Ils correspondent à ce qu’n appelle vulgairement un « cou de dindon ». 

Les fanons se creusent à cause des contractions des muscles du cou (plathysma) et du relâchement cutané. Il existe un muscle platysma gauche et droit.

Ces muscles plats recouvrent l’essentiel du cou (faces antéro-latérales), s’étendant depuis la clavicule jusqu’au-dessus de la mandibule.

Leur rôle est de permettre l’abaissement des angles de la bouche et l’abaissement des bajoues.

Lorsqu’ils se contractent, ils tirent sur la peau des joues. Les cordes cervicales, qui vont du menton à la pomme d’Adam, se rétractent alors jusqu’à créer deux cordes, dites « cordes plathysmales » sous le menton. Un creux les sépare : ce sont les fanons du cou.

Souvent moins entretenue que celle du visage, la peau du cou est exposée toute l’année aux agressions (froid, UV, etc) et sollicitée en permanence par les mouvements. Par ailleurs, le muscle platysma qui tapisse toute la surface antérieure du cou, colle étroitement à la peau. Donc toutes les contractions finissent à la longue par rider peau. Et les fanons sont majorés par la maigreur et le vieillissement.

L’usage abusif du Smartphone contribue également largement à accélérer l’apparition des rides horizontales du cou. On les appelle les « Text Neck Wrinkles » : rides (« wrinkles ») du cou (« neck ») liées aux textos (« text »). Ces sillons creusés très nettement à l’horizontale au niveau du cou, apparaissent prématurément chez les accros du smartphone. Un profil type des « Tex Neck Wckles » a même été défini par de grandes firmes de produits cosmétiques : des jeunes femmes de 20-25 ans qui vivent dans des villes ultraconnectées comme Hongkong ou Shanghai, des cités où la population passe en moyenne quinze heures par jour devant un écran.  La revue américaine Surgical Technology International explique ce phénomène par l’alourdissement de la tête lors du visionnage de l’écran : plus penche la tête, plus elle s’alourdit.  De cinq kilos au repos, la tête atteindrait vingt kilos quand on l’incline de 45 degrés. Donc lorsqu’on fixe son smartphone, le cou porte un poids important qui finit par comprimer et plisser la peau, d’autant que l’épiderme de cette zone apparaît plus fragile que celui du reste du corps.

Il existe des solutions pour lisser, homogénéiser, lifter la peau relâchée et marquée du cou. N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui vous conseillera la solution la mieux adaptée à votre situation.

Traitements

L’injection de botox

Si après examen, le chirurgien estime que le muscle platysma joue effectivement un rôle important dans le relâchement de votre cou, il vous préconisera une injection d’acide botulique.

L’injection de botox va agir sur l’hypercontraction du muscle plathysmal  en le bloquant point par point. Le relâchement est rapide et fait disparaître les cordes platysmales en améliorant également l’ovale du visage. Le produit induit un affaiblissement du muscle hyperactif, sans pour autant affecter son fonctionnement normal. L’observation des patients traités avec de la toxine botulique depuis 30 ans a révélé une non-toxicité et les accidents restent très rares. La toxine botulique est appréciée car elle très peu toxique et donne un résultat modifiable puisque limité dans le temps.

Le résultat se voit 3 jours après la séance et dure entre 3 et 6 mois. L’acte peut être complété par une séance de mésothérapie anti-âge, qui agit sur l’aspect plissé du cou.

Des petits bleus peuvent apparaître suite à la séance mais disparaitront au bout de quelques jours.

 Le lifting cervico-facial 

Le lifting cervico-facial a pour objectif de retendre le bas du visage et le cou. Il est donc recommandé comme traitement chirurgical des fanons et des bajoues. 

Lorsqu’il s’agit de ne traiter que la région du cou, on parlera de lifting cervical. Le chirurgien ne décolle alors que la partie cervicale de la peau, à partir d’une incision derrière l’oreille.

Il  ne touche pas au visage. L’intervention permet de repositionner les tissus cutanés, graisseux et musculaires afin de retendre la peau cervicale. Elle va permettre d’améliorer la tension de la peau et d’éliminer l’affaissement des rides fines ainsi que les dépôts de graisse sur la joue.

Gestes médicaux

L’injection de Botox

La toxine botulique est injectée avec une seringue dans le muscle plathysmal. Pour cette région, le médecin choisira de concentrer davantage le produit, de façon à limiter sa diffusion aux régions avoisinantes. Une micro-injection de toxine rétablit l’équilibre. Elle va se loger au niveau du nerf musculaire responsable de la contraction. Le résultat est immédiat et efficace, il ne comporte que peu d’effets indésirables. Le résultat esthétique optimal s’exprime 3 jours après la séance et dure entre 3 et 6 mois. Il sera nécessaire de refaire des injections de toxine botulique environ 2 fois par an.

Les effets de la toxine botulique sont temporaires et nécessitent le plus souvent la prise d’anticoagulants.

Pour les suites, il est recommandé d’éviter de froncer le front durant les 24 heures suivant l’acte. La séance dure environ 30 mn.

Comme après toute injection, des ecchymoses peuvent apparaître durant quelques jours. Un oedème réactionnel peut survenir durant 48 à 72h. Il correspond à l’inflammation causée par le traumatisme de l’aiguille. Le médecin utilise une canule pour éviter les douleurs et limiter les bleus.

L’injection est contre-indiquée pour tous ces cas :

– femme enceinte ou allaitante,

– antécédents d’allergie

– infections cutanées en cours (herpès labial notamment),

– maladies auto-immunes non stabilisées depuis au moins 1 an.

NB : les anticoagulants oraux n’étant pas une contre-indication… il est déconseillé cependant de prendre de l’aspirine ou des anti-inflammatoires 7 jours avant la séance, sauf pour raison médicale.

 

Le lifting cervico-facial

L’intervention se déroule sous anesthésie vigile et dure entre 30 et 45 mn. Des incisions sont réalisées autour de l’oreille afin de rendre l’intervention complètement imperceptible. Pour corriger les deux rides verticales, les « fanons », le chirurgien suture les cordes platysmales l’une à l’autre sur toute leur hauteur.

Quand seule la partie centrale sous le menton est relâchée, il ne retire qu’un petit croissant de peau, puis suture.

Les suites sont allégées par rapport au lifting cervico-facial.

Le patient sort de la clinique avec un pansement compressif pour éviter un gonflement trop important. Les fils sont à retirer après 8 jours. La peau sous le menton est marquée de bleus pendant 10 à 15 jours. Le résultat est alors définitif et la cicatrice peu visible.

 

 

 

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